Musique

Pascal Obispo, chanteur d’un “art mineur qui peut avoir des conséquences majeures”
 
Après la tournée célébrant les trente ans de carrière, l’artiste débute une seconde tournée plus “intimiste”, complétant la précédente. C’est entouré du même public qu’il y a trente ans que l’auteur, compositeur et interprète, met en spectacle ses plus grands succès. De son répertoire, à Daniel Lévy, grand interprète des dix commandements, en passant par les plus grands succès de son amie Zazie, le chanteur bordelais ne compte pas moins de 19 millions de ventes à son actif (5 millions en tant qu’interprète et 14 millions en tant que compositeur).

C’est accompagné de ses cinq incroyables  musiciens dont un saxophoniste, un trompettiste, et le “plus grand jazzman de sa génération” que Pascal Obispo nous fait part de ses correspondances ce vendredi  22 novembre dans la salle du Silo de Marseille, pour sa huitième date de l’intimiste tournée.

Il commence ses correspondances en évoquant ses origines, dont il est fier: “Je suis de l’Atlantique” dans laquelle il raconte ce qu’il appelle “sa mémoire de l’eau”. Il les a terminées par la chanson qui semble expliquer pourquoi il exerce ce métier “fan”, dans laquelle il évoque son admiration pour Michel Polnareff, à une époque où il se croyait être “le seul à connaître tout de [lui]”.
Cette tournée “correspondances”, dont on peut débattre sur sa signification (lettres pour mettre en musique les étapes de vie, correspondances avec son public dans des salles plus intimistes ?), suit celle célébrant les trente ans de carrière, qui a eu un grand succès, semble marquer un point final à sa carrière de chanteur d’un “art mineur qui peut avoir des fonctions majeures” (P. Obispo).

Clara Balique