Musique

Porté par une énergie DIY assumée et une volonté de faire vivre la scène rock locale, le groupe montpelliérain AvalonBloom sera sur la scène de l’Intermédiaire à Marseille le 30 janvier. Entre nouvelles sorties, tournées et indépendance revendiquée, le quatuor trace sa route. Nous avons rencontré Sam et Tanguy.


Le 30 janvier, l’Intermédiaire à Marseille accueillera AvalonBloom, groupe indie rock originaire de Montpellier. Après un passage remarqué au Point Éphémère à Paris et une tournée à travers la France, le quatuor confirme sa dynamique avec la sortie d’un nouveau single le 21 novembre, et une nouvelle tournée prévue en 2026.


Clip Maya : https://youtu.be/t8vosdKv52U?si=cyqDgouhPRRAKgz4 


En quelques années, AvalonBloom s’est imposé comme un acteur central de la scène rock montpelliéraine. Esthétique vintage, communication maîtrisée et énergie scénique constituent les piliers d’un projet pensé avant tout pour le live et le public. Le groupe avance sans attendre qu’on lui ouvre des portes, préférant les forcer.
 

Composé de Sam (guitare et chant), Tanguy (basse), Matthieu (guitare) et Jules (batterie), AvalonBloom est né d’une urgence : jouer, et surtout créer un espace pour le rock à Montpellier. Dès le départ, l’ambition dépasse la seule création musicale. « Le projet, c’était de faire en sorte que la scène rock à Montpellier ne soit pas morte », expliquent-ils. Concerts gratuits, événements alternatifs et mise en avant de groupes émergents deviennent rapidement des axes structurants de leur démarche.
 

Côté discographie, le groupe avance par étapes cohérentes avec un premier album éponyme sorti en novembre 2023, un EP en mai 2025, et plusieurs singles.

Album “Avalonbloom” :

https://avalonbloom.bandcamp.com/album/avalon-bloom 

Ep “ a world where many worlds fit ”:

https://avalonbloom.bandcamp.com/album/a-world-where-many-worlds-fit 
 

Musicalement, AvalonBloom revendique un héritage large et assumé. Des années 1960 au punk hardcore, le groupe puise dans des références multiples pour façonner une identité singulière. « Le fait qu’on soit très éclectique dans nos références, c’est ce qui a créé notre son, notre patte », résument-ils. Nirvana, Pixies, Smashing Pumpkins ou encore Aerosmith figurent parmi les influences fondatrices. Ainsi, le choix de l’anglais s’inscrit davantage dans une logique culturelle que stratégique. « C’est dans l’ADN de ce qu’on aime ».


Sur scène, l’énergie ne se limite pas aux musiciens. Le concert devient un espace collectif, nourri par le public majoritairement jeune. « On voit beaucoup de lycéens à nos concerts. Il y a une vraie effervescence », constatent-ils. Une relation basée sur la confiance et la bienveillance, que le groupe cherche à préserver. « On essaie d’avoir un public le plus bienveillant et safe possible. »


AvalonBloom, c’est aussi une méthode. Communication soignée, merchandising dès les premiers concerts, démarchage constant. « On n’a jamais eu peur de demander. Au pire, tu prends un non. » Une audace parfois teintée de culot. Sam et Tanguy racontent ainsi avoir diffusé l’affiche de leur premier concert au Délirium, à Montpellier, sur Tinder en likant tous les profils alentour. La salle était comble et « il y avait beaucoup de gens de Tinder qui sont venus. »
 

Bien qu’accompagné par des structures comme Paloma et une récente signature en distribution chez Punch, l’indépendance reste non négociable. « Nos droits musicaux nous appartiennent », affirment-ils. Le groupe entend conserver la maîtrise de sa direction artistique, même en déléguant certains aspects logistiques. Une ligne claire, posée dès les débuts et appelée à durer.


Aujourd’hui, AvalonBloom regarde vers l’avenir avec lucidité. L’objectif est simple, continuer à faire danser, fédérer et, à terme, vivre de la musique, sans renier l’essentiel. « Tant que les gens s’amusent, nous aussi », concluent-ils.


Andrea Priotto - Peyrade