Une communication arrêtée dans le temps...
L’histoire secrète des affiches d’Aix. La présence d’affiches publicitaires sur les murs de la ville est comme un voyage de temps, une part du passé toujours présente parmi nous.
Se balader dans les rues aixoises. Prendre le temps d’observer, ce qui est normalement invisible. Entendre le clocher de la cathédrale Saint Sauveur sonner pour la première fois de la journée à sept heures et demi, puis à midi quand le marché est rempli. Se frayer un chemin entre les retraités qui font leur marché, et les touristes qui prennent leur temps. Et si nous faisions comme eux ? Se balader et ouvrir nos yeux. Notre périple débute en haut du cours Mirabeau, juste à côté de celui que l’on appelle ici Passage Agard. Levez la tête et vous découvrirez la Chapellerie du Cours Mirabeau, gros et détails. Vous apprendrez certainement avec étonnement qu’il s’agissait de la chapellerie du père de Paul Cézanne. Je vous parle bien ici du célèbre peintre aixois, qui a fait une partie de sa scolarité avec son ami Émile Zola au collège Mignet, à quelques mètres de là où vous vous trouvez, dans une rue parallèle au Cour Mirabeau, juste à côté du cinéma Cézanne (décidément, ils sont partout). Le même qui a peint la montagne Sainte Victoire pas moins de quatre-vingt fois. Même s’il s’agit toujours de la même montagne, aucune de ces peintures ne se ressemble. Chacune a son point de vue, et sa luminosité. Le père de Cézanne, né en 1798, était bien chapelier, et est devenu banquier en 1848.