Cinéma & arts numériques

Depuis ces trois dernières années, les producteurs et réalisateurs d’Hollywood se ruent vers les reboots et sequels des films sortis dans les années 2000. Que ce soit le reboot de Lolita malgré moi en 2023, le sequel du Diable s’habille en Prada en 2026 ou encore celui des Encorceleuses 2, sortie ce septembre 2026, le cinéma américain réutilise la recette qui fonctionne déjà et ne compte pas s’arrêter en si bon chemin.

Pour certains films à venir, les acteurs sont déjà choisis, tels que pour le reboot de 30 ans sinon rien. Et pour d’autres la production est déjà lancée, c’est le cas de Narnia: le neveu du magicien de Greta Gerwig, prévue pour 2027.
Une question revient concernant ces productions : Pourquoi ?
Le font-ils pour satisfaire les communautés de fans déjà établies, telles que le fandom Harry Potter, ou cherchent-ils à renouveler des films déjà appréciés n’ayant pas besoin d’être prolongés et/ou modifiés. C’est la critique qui revient souvent sur les réseaux sociaux avec des commentaires qui se demandent pourquoi rebooter un film déjà parfait ?

On le voit pour l’annonce du sequel de Comment se faire larguer en 10 leçons par Paramount Pictures, avec des commentaires qui se questionnent sur l’utilité du film: Sur le réseau social Tiktok, l’internaute @mmaa_1422 a écrit: « Literally the last movie that needs a sequel » (Littéralement, le dernier film a avoir besoin d’une suite.) sur la vidéo d’ E! News le 25/08/2026.

La réponse peut se trouver à travers plusieurs motivations, l’une d’entre elles est que certains de ces films étaient avant tout des livres parus bien avant, c’est le cas de Narnia ou Harry Potter. On pourrait alors se dire que ces reboots ne sont en réalité qu’une nouvelle adaptation d’une œuvre qui n’appartient pas aux films déjà sortis. C’est ce que la nouvelle série Harry Potter d’HBO tente de faire en essayant d’être plus fidèle au livre.

Une autre motivation pourrait s’expliquer par un simple intérêt financier, en appelant une fanbase déjà établie au cinéma, les producteurs s’attendent déjà à un nombre d’entrées et nombre de visionnage sur les plateformes de streaming plus ou moins précis à la sortie de ces films, et ce, que ça plaise aux fans ou non. La curiosité de ces fans va forcément les pousser à regarder ces films et séries, même en s’attendant à être déçus.

En résumé, même si cette initiative de remettre à la page le cinéma des années 2000 intrigue, ses raisons d’être ne peuvent être déduites aussi facilement. La demande ne vient certainement pas du public concerné qui préfère ne pas voir ses oeuvres préférées être « détruites ». Mais l’initiative ne peut être résumée simplement à une motivation lucrative. Elle pourrait aussi venir d’un manque ou d’une peur de l’originalité et comment cette originalité serait reçue dans le cinéma d’aujourd’hui.


Dgihan ZAIDI